Le meilleur déchet est celui que l’on ne produit pas.

La loi du 13 juillet 1992 relative à l'élimination des déchets ainsi qu'aux installations classées pour la protection de l'environnement stipule dans son article 1 :

" De prévenir ou réduire la production et la nocivité des déchets, notamment en agissant sur la fabrication et sur la distribution des produits "

La prévention des déchets a été introduite dans la loi française dès 1975. Dès février 2004, un premier Plan national de prévention de la production de déchets par le ministère chargé de l’environnement, ainsi qu’un plan d’actions déchets 2009-2012, qui fixait comme objectif de réduire de 7% la production d’ordures ménagères et assimilées (OMA) par habitant entre 2008 et 2013.

Renforcement de la législation

La loi n° 2015-992 du 17 août 2015 relative à la transition énergétique pour la croissance verte (LTECV) a renforcé la priorité donnée à la prévention de la production de déchets dans les actions à mener pour favoriser la transition vers une économie circulaire et non plus « linéaire ». Le programme national de prévention des déchets 2014-2020 constitue, quant à lui, un levier pour la mise en œuvre d’actions concrètes de réduction des déchets, en vue de faire évoluer notre modèle économique et social vers un modèle plus durable.


Source : ADEME

Réduire la quantité des déchets, en limiter la dangerosité
Sous l’influence de la croissance démographique, l'évolution des modes de vie et des habitudes alimentaires, la quantité de déchets ménagers ne cesse d’augmenter. La production d’ordures ménagères par Français a même doublé en quarante ans !

Cette tendance n’est pourtant pas inéluctable, il suffit d’adopter quelques gestes simples de prévention pour offrir une cure d’amaigrissement à nos poubelles.
La prévention des déchets correspond à l'ensemble des actions accomplies avant l’abandon ou la prise en charge par la collectivité qui permettent de réduire les quantités et/ou la nocivité des déchets.
La pratique du compostage à domicile, le réemploi des biens, la sélection de produits réutilisables et moins emballés sont autant de gestes de prévention.

Une démarche de développement durable
La prévention des déchets consiste donc à alléger la poubelle et à limiter la dangerosité des déchets. Cette mission répond aux enjeux du développement durable puisqu’elle présente des intérêts environnementaux, sociaux et économiques.

  •     intérêts environnementaux :

La prévention des déchets contribue à préserver nos ressources naturelles en réduisant l’utilisation de matières premières (bois, pétrole…) nécessaires à la fabrication des produits. Elle participe également à la protection de l’environnement en limitant le transport et le traitement des déchets.
           

  •     intérêts sociaux :

Elle est aussi amenée à renforcer les liens sociaux et la solidarité par le partage de bonnes pratiques comme la création d’un réseau de guides composteurs, et par le recours à des objets de seconde main. Elle permet aussi le développement du civisme environnemental par des initiatives de sensibilisation et d’éducation à la prévention des déchets.

  •     intérêts économiques :

En diminuant le flux de déchets, la prévention permet de maîtriser les coûts de gestion des déchets. Elle stimule également certains secteurs d’activités locaux tels que la réparation et les structures de l’économie sociale et solidaire.

 Le plan départemental de prévention des déchets

Le Conseil général de l’Aisne s’est engagé dans la prévention des déchets suite à l’adoption en juin 2008 du plan départemental d’élimination des déchets ménagers et assimilés (Télécharger le PDEDMA). Ce plan a pris fin en octobre 2017. Il a permis d’assurer l’animation d’un plan local de prévention des déchets en définissant une multitude d’actions de prévention à développer dans le département et des objectifs quantitatifs et qualitatifs à atteindre.

    Consultez le site internet national dédié à la prévention des déchets: http://www.reduisonsnosdechets.fr)

Une solution...parmi tant d'autres !

Dans le cadre du Plan Départemental de Prévention des Déchets et de la promotion des éco-évènements sur son territoire, le Conseil départemental de l’Aisne propose de la vaisselle réutilisable (assiettes et gobelets) aux associations ou collectivités organisatrices d’évènements afin de lutter contre l’utilisation de matériel jetable. Ce matériel est gratuitement mis à la disposition des organisateurs et s’engagent à en respecter l’ensemble des conditions de prêt.

Aucune caution n'est demandée mais 1 euro est demandé pour chaque verre ou assiette perdu ! Télécharger la convention de prêt (à faire valider auprès de Géodomia)

Plus d'infos auprès de Géodomia au 03 23 80 32 20 ou geodomia@aisne.fr

Petite précision !

Pris pour l’application de l’article 73 de la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte du 17 août 2015, le décret 2016-1170 paru le 31 août au JO définit les conditions d'application des dispositions législatives du code de l'environnement visant à interdire à partir du 1er janvier 2020, la mise à disposition des gobelets, verres et assiettes jetables en matière plastique, à l'exception de ceux compostables en compostage domestique et constitués, pour tout ou partie, de matières biosourcées.

Que faire des piles usagées ?

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Qu’est-ce que la lutte contre le gaspillage alimentaire (LGA) ?

La lutte contre le gaspillage est un processus impliquant de nombreuses actions  qui doivent permettre de favoriser la valorisation des produits et notamment des biodéchets :

  • Tout déchet non dangereux biodégradable de jardin ou de parc ;
  • Tout déchet non dangereux alimentaire ou de cuisine.      

La définition donnée lors du Pacte de lutte contre le gaspillage alimentaire du Ministère de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt, juin 2013 : « Toute nourriture destinée à la consommation humaine qui, à une étape de la chaîne alimentaire est perdue, jetée, dégradée. »

Depuis plusieurs années, la LGA est devenue un problème mondial. Selon les estimations actuelles, un tiers environ des aliments destinés à la consommation humaine est perdu ou gaspillé à l'échelle mondiale, ce qui a des conséquences non négligeables sur le plan économique et environnemental.

La situation nationale

Chaque français jette en moyenne 20 kilos de déchets par an dont 7 kilos de produits encore emballés ! L’équivalent d’un repas par semaine ! Et ce qui équivaut à 100 euros gaspillés par personne !

Les principales causes du gaspillage alimentaire

Le gaspillage alimentaire concerne toute la chaîne alimentaire, qu'il s'agisse de la production, de la transformation, de la distribution ou de la consommation.

Les enjeux de la LGA

  • Environnemental : à l’échelle mondiale, le gaspillage alimentaire émet autant de gaz à effet de serre qu’un pays dont le niveau d’activité se situerait en 3e position juste après celui de  la Chine et des USA !
  • Economique : le gaspillage alimentaire coûte cher : entre 12 et 20 milliards d’euros par an (en France).
  • Ethique et social : jeter de la nourriture est inacceptable dans la perspective d’une crise alimentaire mondiale.

Comment limiter le gaspillage alimentaire

Il existe une multitude de petites actions très simples à mettre en place au quotidien :

  • Faire une liste de course en vérifiant, au préalable, le contenu du réfrigérateur et des placards.
  • Se méfier des offres promotionnelles.
  • Ne pas fuir les fruits et légumes aux formes inhabituelles.
  • Optimiser le rangement selon les différentes zones de froid du réfrigérateur et la règle du 1er arrivé, 1er sorti.
  • Cuisiner les restes.

Le contexte réglementaire

Plusieurs lois ont mis en avant la LGA et ceux depuis le Grenelle de l’environnement :

  • Grenelle de l’environnement : La loi n° 2010-788 du 12 juillet 2010 dite « Loi Grenelle II » a rendu obligatoire la mise en place d’un tri à la source en vue d’une valorisation de type organique pour les gros producteurs ou détenteurs de biodéchets pour les valoriser mais aussi limiter les émissions de gaz à effet de serre. Le seuil au-delà duquel la loi Grenelle II s’applique est de 10 tonnes de biodéchets annuels. Cette obligation de tri s’applique sur le volume total de biodéchets, c’est-à-dire les déchets de cuisine et de table ainsi que les déchets verts.
  • Loi de transition énergétique n° 2015-992 du 17 août 2015 : Il a été suggéré qu’avant 2025, l’intégralité des producteurs de biodéchets se doit de trier à la source. Mais, en décembre 2017, le Conseil et le Parlement européen ont fixé le délai à 2023.
  • Pacte national lutte contre le gaspillage alimentaire 2017 – 2020 : Réduction de moitié le gaspillage alimentaire à l’horizon  2025.
  • Loi n° 2016-138 du 11 février 2016 : Définissant un panel de mesures pour réduire et gérer le gaspillage, notamment au stade de la distribution :
    • Prévention du gaspillage alimentaire (ex : vendre des produits habituellement refusés).
    • Utilisation des invendus propres à la consommation humaine, par le don ou la transformation.
    • Valorisation destinée à l’alimentation animale (ex : donner ou vendre les produits non consommés par l’humain à des élevages de porc ou de volaille).
    • Utilisation à des fins de compost pour l’agriculture ou la valorisation énergétique.

Enfin, la gestion des biodéchets en restauration n’est pas soumise à une obligation de moyens mais à une obligation de résultat. Cela signifie que  les moyens utilisés ne sont pas régis par la réglementation et la gestion des biodéchets est laissée sous la seule responsabilité du restaurateur.

Consommation, réemploi / réparation

Vivant dans une société de consommation, nous sommes tentés de nous débarrasser au plus vite des biens arrivant en fin de vie, même s’ils peuvent encore servir. Le réflexe de jeter systématiquement à la poubelle est à troquer par le réflexe du réemploi et de la réparation afin de prolonger la durée de vie d’un produit. Ainsi, la production d’un déchet est évitée, des économies sont généralement réalisées et des objets devenus inutiles pour certains peuvent faire le bonheur d’autres.

 Quelques conseils pratiques

Avant même de penser au réemploi / réparation, à la valorisation ou encore à la lutte contre le gaspillage alimentaire, il est essentiel de mieux gérer ses achats :

  • Acheter uniquement ce dont on a besoin et éviter le gaspillage ;
  • Privilégier les produits réutilisables plutôt qu’à usage unique : opter pour les sacs réutilisables, paniers, éponges, vaisselle réutilisable, piles rechargeables… au lieu des sacs jetables, lingettes, vaisselle jetable en carton ou en plastique, piles à usage unique…
  • Privilégier des produits moins emballés en choisissant :
    - la plus grande taille de conditionnement de produit adaptée à sa consommation
    - les produits concentrés et les éco-recharges ;
    - les produits en vrac et à la coupe.
  • Préférer les produits plus respectueux de l’environnement en utilisant les produits distingués par l’un des deux écolabels officiels. Ces écolabels sont le label français NF Environnement et le label européen « la petite fleur ». Ils garantissent à la fois la qualité d’usage d’un produit et la limitation de son impact sur l’environnement.
  • Emprunter et louer des biens destinés à un usage occasionnel : matériel de puériculture, de bricolage, livre…
  • Dénicher des produits d’occasion auprès de personnes de votre entourage et des structures locales de l’économie sociale et solidaire

Ensuite, pour éviter de jeter, soyez futé, vous pouvez :

  • Réparer les objets qui peuvent être remis en état ;
  • Avec un peu de créativité, détourner un objet de son usage premier en le réutilisant ou en le relookant ;
  • Donner ou vendre des biens à un membre de votre famille, un ami, une association, une structure locale du réemploi ou par le biais des brocantes, des petites annonces…

 

Quelques exemples d’initiatives locales

Des structures de l’économie sociale et solidaire interviennent localement dans le secteur du réemploi. Elles donnent une nouvelle vie à des biens valorisables et contribuent également à offrir un travail à des personnes en difficulté d’insertion professionnelle.                                                                           

Les Ateliers d’Insertion des Restos du Cœur de l’Aisne d’Aulnois sous Laon reprennent  des objets réutilisables (mobilier, vaisselle, livres…). Ces objets, remis en état par le personnel, puis mis en vente, retrouvent alors une seconde vie.

Le relais (réseau d’entreprises qui agit depuis 30 ans pour l’insertion de personnes en situation d’exclusion), situé à SOISSONS, permet de collecter et de valoriser le textile. Chaque centime généré est réinvesti à des fins de lutte contre l’exclusion.

Les ateliers d’Ascalon, situés à LIESSE NOTRE DAME, accueille 58 personnes reconnues travailleurs handicapés. Cette entreprise exerce diverses missions dont  la collecte de papier à recycler dans les entreprises demandeuses, le tri et le compactage des papiers et l’acheminement chez les papetiers assurant le recyclage.

L’ASHE (Association au Service de l’Homme et de l’Environnement), située à SAINT GOBAIN, pilote depuis 2012 un chantier d’insertion composé à parité d’hommes et de femmes, et spécialisé dans la collecte manuelle, le tri et le reconditionnement de déchets valorisables.

Vous voulez plus de renseignements, n’hésitez pas à contacter Thomas PAITRY (chargé de mission Déchets et Gestion différenciée des espaces verts): preventiondechets@aisne.fr ou tpaitry@aisne.fr 

Le Département de l'Aisne s'engage dans le développement durable et la prévention des déchets !
Télécharger le Guide du compostage, réalisé par le Conseil Départemental de l'Aisne ! (Edition 2017)
 
Simple et naturel
 
Epluchures de fruits et légumes, marc de café, coquilles d’œufs, sachets de thé, fleurs fanées, tontes de pelouse, feuilles mortes, branchages… tous ces déchets sont biodégradables. Ils peuvent donc être valorisés naturellement chez soi par la pratique du compostage à domicile.
 
 
Ainsi, ces déchets sont transformés en compost, un amendement de qualité pour les plantes en rendant le sol plus fertile. Le compostage à domicile contribue aussi à la protection de l’environnement en évitant le transport de nos déchets.        
Les conseils de nos guides composteurs
Pratiquer le compostage à domicile en respectant quelques règles simples pour obtenir du compost 
  • Diversifier les apports de déchets ;

  • Aérer les matières en mélangeant régulièrement ;

  • Maintenir une humidité suffisante ;

  • Sectionner ou broyer les déchets volumineux. 

     

Découvrez différents modes de compostage : 
 

Le compostage en tas : ce mode est plus adapté pour les grands jardins (soit plus de 1 000 m2)

  
Compostage en tas au collège Louis Sandras d’ANIZY-LE-CHATEAU (PAITRY T., 2017)

    Le compostage en bac : Davantage adapté pour les petits jardins (soit moins de 1 000 m2)


    Compostage en bac plastique et bois au collège Quentin de La Tour de SAINS-RICHAUMONT (PAITRY T., 2017).

    Adopter des pratiques complémentaires permettant de réduire votre production de déchets végétaux :

    • Le paillage 
    • Le mulching ;
    • L'alimentation animale ;
    • L'aménagement d’espaces et le recours à des végétaux produisant le moins de déchets verts possible.
     
    Et le lombricompostage alors?
     
    Géodomia dispose depuis décembre 2015 d'un lombricomposteur !
    Le lombricompostage est une technique utilisant un processus naturel et écologique consistant à placer dans un récipient (le lombricomposteur), des vers qui se nourrissent des déchets organiques que nous leur apportons régulièrement lors de la préparation des repas. Ces vers mangent jusqu’à l’équivalent de leur poids par jour de matière organique et réduisent par 5 le volume initial qu’ils auront absorbé. Après une phase de digestion, les vers rejetteront une matière dépourvue d’odeur, de la consistance d’un terreau appelé lombricompost. Plus d'infos : www.verslaterre.fr
     
     
    Le réseau axonais des guides composteurs
    Le Conseil général de l’Aisne met en place et anime un réseau de guides composteurs. Ces citoyens bénévoles et volontaires ont pour mission de sensibiliser, d’informer et de conseiller leur voisinage sur la pratique du compostage à domicile. Ils peuvent donc être sollicités par leurs concitoyens pour bénéficier de conseils.
     
    Vous souhaitez contacter un guide composteur habitant près de chez vous, avoir plus de précisions sur ce procédé ? 
    Contactez Thomas PAITRY (chargé de mission Prévention des Déchets): preventiondechets@aisne.fr ou tpaitry@aisne.fr
     
    Et les collèges dans tout ça ? 

    Des collèges équipés en composteurs rotatifs manuels ! 

    Plusieurs collèges axonais sont désormais équipés en composteurs rotatifs manuels. Ces derniers permettent donc de valoriser la plupart des déchets organiques hormis les SPAn (sous-produits d’animaux) tels que la viande, le poisson, les oeufs, le beurre, les yaourts, les sauces.

    Ces composteurs ont l’avantage d’avoir un bon rendement puisqu’en six à huit semaines maximum, on obtient un compost suffisamment mûr pour être exploité dans les espaces verts. De plus, ces quelques semaines correspondent bien aux alternances cours-vacances scolaires.

     Seuls inconvénients :

    • Nécessite le stockage de matières sèches à proximité pour équilibrer les apports.
    • Manutention presque journalière en tournant plusieurs fois le composteur autour de son axe centrale (trois tours le matin et trois autres lors des apports généralement le midi).
    • Pendant les vacances estivales, il faut les vider et les nettoyer.


    Des composteurs rotatifs manuels au collège Jean Racine de CHATEAU-THIERRY (PAITRY T., 2018).

    Les enjeux

    Dans le cadre de leurs activités, les collectivités et les administrations génèrent des déchets. En développant des bonnes pratiques, elles peuvent contribuer à la prévention des déchets. Au-delà de la réduction des déchets, cette exemplarité sensibilisera le personnel ainsi que les citoyens et les professionnels côtoyés.

    Quelques conseils pratiques 

    • Limiter la consommation de papier par la dématérialisation des documents, en évitant des impressions inutiles et en économisant du papier lors de l’impression ; 
       
    • Réduire la quantité et la dangerosité des différents déchets générés : entretien des espaces verts, restauration collective… 
       
    • S’initier à des achats éco-responsables, c'est-à-dire avoir recours à des produits et des prestations plus respectueux de l'environnement.

    Un exemple d’initiatives locales

    Le Conseil départemental de l’Aisne déploie diverses actions dans son fonctionnement interne et dans ses établissements en matière de réduction des déchets. Il s’évertue notamment à développer une démarche d’achats éco-responsables, à réduire sa consommation de papier et à développer la pratique du compostage au sein des collèges.

    En savoir plus

     

    Vous souhaitez avoir des informations sur la prévention des déchets dans l'Aisne ? 
    Contactez Thomas PAITRY (chargé de mission Prévention des Déchets)
    : preventiondechets@aisne.fr ou tpaitry@aisne.fr

    Quelques données en chiffres...

    • 10 millions de tonnes de produits sont perdus et gaspillés pour l’alimentation humaine.

    • La restauration collective et commerciale est responsable à hauteur de 138 g/convive/repas et les foyers à hauteur de 34 g.

    • Les aliments les plus gaspillés :

    • Chaque français jette en moyenne 20 kilos de déchets par an dont 7 kilos de produits encore emballés ! L’équivalent d’un repas par semaine ! Et ce qui équivaut à 100 euros gaspillés par personne !

    Le saviez-vous ?

    • Le volume d’eau mobilisé pour produire la nourriture non consommée dans le monde équivaut à près de trois fois la capacité du Lac Léman, soit 250 km3 d’eau.

    • Gaspiller une baguette de pain équivaut à rouler en voiture sur 2,24 km ou bien laisser une ampoule de 60 W allumée pendant plus de 32 h. Pour un steak de bœuf, c’est l’équivalent de près de 5 km en voiture ou 4 cycles de lave-vaisselle !

    • Le gaspillage alimentaire rejetterait dans l’atmosphère 3,3 gigatonnes de gaz à effet de serre.

    Quels sont les chiffres clés de l’Aisne ?

    En 2008, la production totale de déchets ménagers et assimilés dans l’Aisne était de 317 944 tonnes, soit 592 kg/hab/an. Cette production comprend notamment les ordures ménagères résiduelles, communément appelé « poubelle grise » et les déchets de la collecte sélective (verre, emballages, journaux-magazines et biodéchets). L’évolution de la production de ces déchets et les objectifs du plan départemental d’élimination des déchets ménagers et assimilés (PDEDMA) sont représentés sur ce schéma.

     Collecte sélective (verre, emballages, journaux-magazines et biodéchets)

    Ces quantités sont exprimées en kg/hab/an.

    Vous souhaitez avoir des informations sur la prévention des déchets dans l'Aisne ? 
    Contactez Thomas PAITRY (chargé de mission Prévention des Déchets)
    : preventiondechets@aisne.fr ou tpaitry@aisne.fr

    En novembre : semaine européenne de la réduction des déchets

    Cette semaine est destinée à sensibiliser tout un chacun à la nécessité de réduire la quantité de déchets que nous produisons. Des actions de sensibilisation à la réduction des déchets seront donc organisées dans toute l'Europe par divers acteurs : réseaux associatifs, écoles, universités, administrations, entreprises … Ces actions cibleront différents publics : grand public, salariés, écoliers…

    En savoir plus

    Consultez le site internet dédié à cette semaine européenne de la réduction des déchets : http://www.reduisonsnosdechets.fr/

    Adoption de la loi Grenelle II

    La loi grenelle II a été adoptée le 12 juillet 2010.
    Les principales mesures en matière de prévention des déchets sont :

    - obligation pour les officines de pharmacies, en l’absence de dispositif de collecte de proximité spécifique, de collecter gratuitement les déchets d’activités de soins à risque infectieux perforants produits par les patients en auto traitement (article 187)

    - la définition d’un programme local de prévention des déchets ménagers et assimilés, au plus tard le 1er janvier 2012, pour les collectivités territoriales responsables de la collecte ou du traitement des déchets ménagers et assimilés (article 194)
     

    Loi de transition énergétique n° 2015-992 du 17 août 2015

     La loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte (LTECV) publiée au Journal Officiel du 18 août 2015, ainsi que les plans d’action qui l’accompagnent visent à permettre à la France de contribuer plus efficacement à la lutte contre le dérèglement climatique et à la préservation de l’environnement, ainsi que de renforcer son indépendance énergétique tout en offrant à ses entreprises et ses citoyens l’accès à l’énergie à un coût compétitif.

    Les mesures phares

    La LTECV couvre les différents domaines clés de la transition énergétique et contient de nombreuses mesures dont la lutte contre les gaspillages et la promotion de l’économie circulaire, en particulier en développant le tri à la source (notamment des déchets alimentaires) et les filières de recyclage et de valorisation.

    Pacte national lutte contre le gaspillage alimentaire 2017 – 2020

    Le Pacte national de lutte contre le gaspillage alimentaire vise à réunir l’ensemble des parties prenantes, tout au long de la chaîne alimentaire, pour réduire de moitié le gaspillage alimentaire à l’horizon 2025. De nombreux partenaires s’engagent aux côtés de l’État pour relever ce défi.

    Loi n° 2016-138 du 11 février 2016 relative à la lutte contre le gaspillage alimentaire

    Le texte inscrit dans le code de l’environnement une hiérarchie d’actions liées à la lutte contre le gaspillage alimentaire. Les actions seront mises en œuvre dans l’ordre de priorité suivant : prévention du gaspillage, utilisation des invendus par le don ou la transformation, valorisation destinée à l’alimentation animale, utilisation à des fins de compost pour l’agriculture ou la valorisation énergétique par méthanisation.

    Le texte interdit la javellisation des invendus encore propres à la consommation. Les moyennes et grandes surfaces ne pourront plus rendre les invendus impropres à la consommation et devront conclure des conventions avec des organisations caritatives.

    La lutte contre le gaspillage alimentaire fera partie de l’éducation à l’alimentation durant le parcours scolaire.

    Vous voulez plus de renseignements, n’hésitez pas à contacter Thomas PAITRY (chargé de mission Déchets et Gestion différenciée des espaces verts): preventiondechets@aisne.fr ou tpaitry@aisne.fr 

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