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Le zéro déchet !

Qu’est-ce que la lutte contre le gaspillage alimentaire (LGA) ?

La lutte contre le gaspillage est un processus impliquant de nombreuses actions  qui doivent permettre de favoriser la valorisation des produits et notamment des biodéchets :

  • Tout déchet non dangereux biodégradable de jardin ou de parc ;
  • Tout déchet non dangereux alimentaire ou de cuisine.      

La définition donnée lors du Pacte de lutte contre le gaspillage alimentaire du Ministère de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt, juin 2013 : « Toute nourriture destinée à la consommation humaine qui, à une étape de la chaîne alimentaire est perdue, jetée, dégradée. »

Depuis plusieurs années, la LGA est devenue un problème mondial. Selon les estimations actuelles, un tiers environ des aliments destinés à la consommation humaine est perdu ou gaspillé à l'échelle mondiale, ce qui a des conséquences non négligeables sur le plan économique et environnemental.

La situation nationale

Chaque français jette en moyenne 20 kilos de déchets par an dont 7 kilos de produits encore emballés ! L’équivalent d’un repas par semaine ! Et ce qui équivaut à 100 euros gaspillés par personne !

Les principales causes du gaspillage alimentaire

Le gaspillage alimentaire concerne toute la chaîne alimentaire, qu'il s'agisse de la production, de la transformation, de la distribution ou de la consommation.

Les enjeux de la LGA

  • Environnemental : à l’échelle mondiale, le gaspillage alimentaire émet autant de gaz à effet de serre qu’un pays dont le niveau d’activité se situerait en 3e position juste après celui de  la Chine et des USA !
  • Economique : le gaspillage alimentaire coûte cher : entre 12 et 20 milliards d’euros par an (en France).
  • Ethique et social : jeter de la nourriture est inacceptable dans la perspective d’une crise alimentaire mondiale.

Comment limiter le gaspillage alimentaire

Il existe une multitude de petites actions très simples à mettre en place au quotidien :

  • Faire une liste de course en vérifiant, au préalable, le contenu du réfrigérateur et des placards.
  • Se méfier des offres promotionnelles.
  • Ne pas fuir les fruits et légumes aux formes inhabituelles.
  • Optimiser le rangement selon les différentes zones de froid du réfrigérateur et la règle du 1er arrivé, 1er sorti.
  • Cuisiner les restes.

Téléchargez l'application Too Good, to go : c'est la lutte contre le gaspillage alimentaire à portée de smartphone ! 

Le contexte réglementaire

Plusieurs lois ont mis en avant la LGA et ceux depuis le Grenelle de l’environnement :

  • Grenelle de l’environnement : La loi n° 2010-788 du 12 juillet 2010 dite « Loi Grenelle II » a rendu obligatoire la mise en place d’un tri à la source en vue d’une valorisation de type organique pour les gros producteurs ou détenteurs de biodéchets pour les valoriser mais aussi limiter les émissions de gaz à effet de serre. Le seuil au-delà duquel la loi Grenelle II s’applique est de 10 tonnes de biodéchets annuels. Cette obligation de tri s’applique sur le volume total de biodéchets, c’est-à-dire les déchets de cuisine et de table ainsi que les déchets verts.
  • Loi de transition énergétique n° 2015-992 du 17 août 2015 : Il a été suggéré qu’avant 2025, l’intégralité des producteurs de biodéchets se doit de trier à la source. Mais, en décembre 2017, le Conseil et le Parlement européen ont fixé le délai à 2023.
  • Pacte national lutte contre le gaspillage alimentaire 2017 – 2020 : Réduction de moitié le gaspillage alimentaire à l’horizon  2025.
  • Loi n° 2016-138 du 11 février 2016 : Définissant un panel de mesures pour réduire et gérer le gaspillage, notamment au stade de la distribution :
    • Prévention du gaspillage alimentaire (ex : vendre des produits habituellement refusés).
    • Utilisation des invendus propres à la consommation humaine, par le don ou la transformation.
    • Valorisation destinée à l’alimentation animale (ex : donner ou vendre les produits non consommés par l’humain à des élevages de porc ou de volaille).
    • Utilisation à des fins de compost pour l’agriculture ou la valorisation énergétique.

Enfin, la gestion des biodéchets en restauration n’est pas soumise à une obligation de moyens mais à une obligation de résultat. Cela signifie que  les moyens utilisés ne sont pas régis par la réglementation et la gestion des biodéchets est laissée sous la seule responsabilité du restaurateur.

Consommation, réemploi / réparation

Vivant dans une société de consommation, nous sommes tentés de nous débarrasser au plus vite des biens arrivant en fin de vie, même s’ils peuvent encore servir. Le réflexe de jeter systématiquement à la poubelle est à troquer par le réflexe du réemploi et de la réparation afin de prolonger la durée de vie d’un produit. Ainsi, la production d’un déchet est évitée, des économies sont généralement réalisées et des objets devenus inutiles pour certains peuvent faire le bonheur d’autres.

 Quelques conseils pratiques

Avant même de penser au réemploi / réparation, à la valorisation ou encore à la lutte contre le gaspillage alimentaire, il est essentiel de mieux gérer ses achats :

  • Acheter uniquement ce dont on a besoin et éviter le gaspillage ;
  • Privilégier les produits réutilisables plutôt qu’à usage unique : opter pour les sacs réutilisables, paniers, éponges, vaisselle réutilisable, piles rechargeables… au lieu des sacs jetables, lingettes, vaisselle jetable en carton ou en plastique, piles à usage unique…
  • Privilégier des produits moins emballés en choisissant :
    - la plus grande taille de conditionnement de produit adaptée à sa consommation
    - les produits concentrés et les éco-recharges ;
    - les produits en vrac et à la coupe.
  • Préférer les produits plus respectueux de l’environnement en utilisant les produits distingués par l’un des deux écolabels officiels. Ces écolabels sont le label français NF Environnement et le label européen « la petite fleur ». Ils garantissent à la fois la qualité d’usage d’un produit et la limitation de son impact sur l’environnement.
  • Emprunter et louer des biens destinés à un usage occasionnel : matériel de puériculture, de bricolage, livre…
  • Dénicher des produits d’occasion auprès de personnes de votre entourage et des structures locales de l’économie sociale et solidaire

Ensuite, pour éviter de jeter, soyez futé, vous pouvez :

  • Réparer les objets qui peuvent être remis en état ;
  • Avec un peu de créativité, détourner un objet de son usage premier en le réutilisant ou en le relookant ;
  • Donner ou vendre des biens à un membre de votre famille, un ami, une association, une structure locale du réemploi ou par le biais des brocantes, des petites annonces…

 

Quelques exemples d’initiatives locales

Des structures de l’économie sociale et solidaire interviennent localement dans le secteur du réemploi. Elles donnent une nouvelle vie à des biens valorisables et contribuent également à offrir un travail à des personnes en difficulté d’insertion professionnelle.                                                                           

Les Ateliers d’Insertion des Restos du Cœur de l’Aisne d’Aulnois sous Laon reprennent  des objets réutilisables (mobilier, vaisselle, livres…). Ces objets, remis en état par le personnel, puis mis en vente, retrouvent alors une seconde vie.

Le relais (réseau d’entreprises qui agit depuis 30 ans pour l’insertion de personnes en situation d’exclusion), situé à SOISSONS, permet de collecter et de valoriser le textile. Chaque centime généré est réinvesti à des fins de lutte contre l’exclusion.

Les ateliers d’Ascalon, situés à LIESSE NOTRE DAME, accueille 58 personnes reconnues travailleurs handicapés. Cette entreprise exerce diverses missions dont  la collecte de papier à recycler dans les entreprises demandeuses, le tri et le compactage des papiers et l’acheminement chez les papetiers assurant le recyclage.

L’ASHE (Association au Service de l’Homme et de l’Environnement), située à SAINT GOBAIN, pilote depuis 2012 un chantier d’insertion composé à parité d’hommes et de femmes, et spécialisé dans la collecte manuelle, le tri et le reconditionnement de déchets valorisables.

Vous voulez plus de renseignements, n’hésitez pas à contacter Thomas PAITRY (chargé de mission Déchets et Gestion différenciée des espaces verts): preventiondechets@aisne.fr ou tpaitry@aisne.fr 

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